Des agents de GardaWorld pourraient patrouiller dans l’« Alcatraz des alligators »
22 $ US l’heure, 60 heures par semaine, dans la chaleur de la Floride : l’entreprise de sécurité québécoise GardaWorld semble recruter des agents de sécurité pour l’« Alcatraz des alligators », la nouvelle prison controversée qui accueille les migrants arrêtés dans la vague d’expulsions commandée par le président Donald Trump. Cette prison, « Alligator Alcatraz » de son vrai nom, a été construite en à peine huit jours sur le tarmac d’un aéroport désaffecté entouré des marécages peuplés d’alligators et de pythons des Everglades, en Floride. L'administration Trump a donné le nom officiel d'« Alligator Alcatraz », à cette prison temporaire. Photo : Associated Press / Rebecca Blackwell Selon le Miami Herald, un quotidien local, GardaWorld a reçu près de 8 millions de dollars américains pour sécuriser cet établissement. GardaWorld n'avait pas répondu aux questions de Radio-Canada au moment de publier ces lignes. Donald Trump avait d’ailleurs vanté les économies qu’il ferait en personnel de sécurité. Il avait laissé entendre que la faune se chargerait des détenus qui tenteraient de s’en échapper. Les premiers migrants séjournent déjà dans cet établissement conçu avec des tentes, des roulottes, des bâtiments modulaires et plus de 8000 mètres de barbelés. À l’intérieur, des lits superposés regroupés dans des cages en grillage métallique font office de chambres. Donald Trump a visité les installations avec sa secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, et le gouverneur Ron DeSantis, notamment, le 1er juillet. Photo : Associated Press / Evan Vucci Depuis que l’idée a été proposée par le gouverneur de la Floride, Ron DeSantis, fin juin, elle suscite l’ire de militants pour les droits des immigrants, qui déplorent l’inhumanité du concept. Plusieurs craignent aussi que des conditions météorologiques extrêmes – fréquentes dans la région –, comme des ouragans ou une forte chaleur, ne mettent en danger les détenus.Tout le personnel devra vivre sur place, et les repas et le logement seront fournis
, peut-on lire sur une offre d’emploi publiée par l’entreprise sur LinkedIn, affichée à Ochopee, une localité à une quarantaine de kilomètres du nouveau centre de détention. L'annonce n'indique toutefois pas explicitement qu'elle le concerne.

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